Vivre dans le moment présent

Jeannette Roy fdls

 En nous établissant dans l’instant présent, nous pouvons voir toutes les beautés et les merveilles qui nous entourent. Nous pouvons être heureux simplement en étant conscients de ce qui est sous nos yeux. – Thich Nhat Hanh

 En effet, vivre dans le moment présent nous permet de savourer plus intensément la vie de tous les jours et de découvrir les merveilles qu’elle nous offre. Un après midi j’ai observé avec amusement un tamia rayé que dans ma famille on appelait « petit suisse ». Il s’affairait à grignoter sa nourriture sur les branches d’une belle épinette. L’observer m’a permis de prendre conscience que, selon un adage anglais, les meilleures choses de la vie nous sont offertes gratuitement si nous savons y être attentifs.

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Savez-vous que dans le domaine du moment présent nous avons un maître et… c’est l’enfant. Avez-vous déjà observé combien il s’implique à fond dans ce qu’il est à faire? J’ai lu que Bill Gates, le créateur de Microsoft et de Windows, à l’âge de six ans, avait prié sa mère de ne pas le déranger car il était occupé à penser ? Puisse l’adulte que nous sommes ne pas oublier l’enfant que nous avons été et qui savait si bien s’investir dans le présent!

Souvenons-nous que le moment présent est loin de nous isoler de la réalité car il est riche du passé et nous ouvre à l’avenir. Qu’en pensez-vous chers Internautes?

SERIONS-NOUS INCONSCIENT-E-S ?

Jeannette et Lucille

Si nous regardons de près certaines options de la culture actuelle, et  leurs effets, car il nous faut les voir :  violence, injustice, exclusion, âgisme, surconsommation, hypersexualité … nous pouvons nous interroger sur le niveau de conscience et le  système de valeurs qui y président … À quoi est dû, entre autres, l’évolution d’une culture souvent machiste, encore aujourd’hui?  Saint Louis-Marie de Montfort aurait sans doute parlé de l’influence de «fausses sagesses». Ces options qui, à première vue, peuvent paraître sensées et justes ! Voici quelques-unes de ces fausses sagesses exprimées comme des impératifs dans le langage du 17e siècle : «éviter la singularité», «bien faire ses affaires», «sortir de la poussière», «faire bonne chère», «ne pas engendrer la mélancolie» (ASE 78) …

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Elaine Prevallet, SL, dans son livre : « Au Service de la Vie », affirme: «Dans notre société, nous voyons l’expansion de la violence et de la consommation à outrance, nous voyons la dévaluation et l’abus de la merveilleuse créativité de l’énergie sexuelle.  Alors, nous constatons les conséquences tragiques résultant de l’échec d’être conscients dans ces domaines du pouvoir, de la possession et de la sexualité. Tout être humain se doit de leur apporter une attention particulière. Ils sont, pour toute personne, des problèmes de vie cruciaux car leurs énergies s’expriment, dans chacune de nos vies, en vue de l’amélioration ou de la destruction de la communauté terrienne ».

Nous pourrions peut-être nous aider à approfondir cette réflexion ? …

L’importance du pardon

Le «Blog de la Sagesse» est de retour ! Pour des circonstances incontrôlables, il a été en relâche pour un certain temps. La saison liturgique actuelle pour les chrétiens et chrétiennes fait appel à des gestes de conversion, dont le pardon demandé ou/et accordé. La réflexion qui commence peut nous aider à entrer plus profondément dans une démarche de libération.
Avec Denise Lavoie, smnda, prenons le temps de cette réflexion …

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«L’acte de pardonner requiert du temps, de la patience avec soi-même, de la retenue dans son désir d’efficacité et de la persévérance: Changement personnel profond et recherche de liberté intérieure. Pardonner, c’est reconnaitre que la personne est plus que son acte, elle a pu me blesser mais elle plus grande, – dans le sens noble du mot- que ce qu’elle m’a fait, les mots qu’elle a pu dire, les gestes qu’elle a pu poser. Que cette situation n’est pas continuelle puisque l’on sait que chez cette personne il existe bien d’autres paroles, bien d’autres gestes, d’autres attitudes et d’autres sentiments qui traduisent sa bonté. Bref que le mal n’est pas la personne. D’ailleurs le plus souvent, elle n’aura pas été pleinement engagée dans ces comportements.» (Extrait d’un texte intitulé : «Le pardon, un pas vers la liberté intérieure»,
Denise Lavoie, smnda.

ECHEC À LA VIOLENCE !

FAIRE ÉCHEC À LA VIOLENCE
Lucille Deschênes fdls

Participer au dernier Congrès de l’EMI* a été pour moi un privilège unique …
Ce Congrès m’a labouré le coeur en vue d’une semence bien spéciale : celle d’une culture de paix, de douceur, de justice, de compassion. Une culture d’amour et de vérité !
Les intervenants du Congrès, à l’instar du protagoniste de la chanson de Boris Vian, nous ont invité-e-s tous et toutes à FAIRE ÉCHEC À LA GUERRE ! Messieurs les Présidents et Premiers Ministres,, mettez-vous dans la tête que nous «n’aimons pas tuer un semblable et que par conséquent nous avons décidé de déserter la guerre» ! Déserter ne signifiant pas nous sauver mais tourner le dos à un monstre déshumanisant, aberrant et inconcevable. Tourner le dos en inventant mille et une manières de créer des ponts, d’entendre et de répondre aux cris de nos frères et sœurs qui se meurent d’injustice.
Pour cela, il nous faut faire appel, nous a-t-on dit, à notre coeur et à notre intelligence. Il nous faut regarder, écouter et analyser pour comprendre. Gare aux alarmes qu’on nous lance et qui immobilisent au lieu de mobiliser pour la paix. Une alarme qui ressemblerait à celle-ci : «Si nous voulons un pays prospère, il nous faut nous militariser !» ou encore : «Gare aux terroristes, il nous faut augmenter la sécurité, armes légères et armes lourdes !»

«La paix chrétienne, nous dit le Pape François, est une paix inquiète qui pousse à aller de l’avant!» «En ce temps de tromperie universelle, rechercher la vérité est un acte révolutionnaire», de commenter un intervenant du Congrès. «Aller de l’avant», démasquer les fausses sagesses, être des agent-e-s de paix, de non-violence. La violence ne peut jamais être un solution. La non-violence doit être pratiquée de façon continue pour permettre le dialogue et l’écoute constructive.
Chaque petit geste de paix contribue à soulever une énergie de transformation. Il nous faut croire en l’énergie divine qui traverse la pâte humaine pour libérer en elle le souffle et la joie. Le chef de l’orchestre symphonique de Montréal, M. Kent Nagano, peut-être même à son insu, est un bâtisseur de paix, en invitant les Montréalais à entrer dans la beauté de la musique qu’il a fait sortir de la Maison de l’Harmonique. Douceur, joie et compassion peuvent prendre racine et faire échec à la violence !

LE BONHEUR ÇA EXISTE ?

LE BONHEUR, ÇA EXISTE ?… OU  EST-CE UNE BELLE FABLE ?  Un conte pour les fées !

Beaucoup de personnes sont en vacances présentement. Du moins en arrêt de travail.
Ces personnes sont-elles heureuses pour autant ? Ne pas travailler et être heureux, c’est deux, vous me direz ! En d’autres mots, il ne suffit pas d’arrêter de travailler, pour être heureux. Il arrive même que «travailler» soit un élément important du bonheur, n’est-ce pas ?


Qu’est-ce que le BONHEUR ?


Christophe André, dans son magnifique livre : «Méditer jour après jour», définit le bonheur comme un acte de conscience … «Sans conscience, nous dit-il, pas de bonheur. Le bien-être élémentaire : avoir le ventre plein, être au calme, au chaud (ou dans la fraîcheur !), sans menaces, c’est déjà merveilleux. On peut en rester là mais il ne s’agit pas de bonheur …
Si l’on prend conscience de ces instants de bien-être, si l’on se dit « ce que je vis est une chance, une merveille, une grâce », alors il se passe autre chose. Alors le bien-être se « transforme » en bonheur.»

Croyons-nous encore que le bonheur humain est possible ? À quelles conditions ? Nous contentons-nous de ces bonheurs passés, tels que décrits par le poète Raymond Radiguet :
«Bonheur, je ne t’ai reconnu qu’au bruit que tu fis en partant …» (ibid, p.235)

Le Blog de la Sagesse ouvre sur cette question majeure  …  Nous nous en parlons ??

ETONNANTE RÉSILIENCE

Étonnante résilience …

Jeannette Roy

Après cet interminable et rigoureux hiver j’étais aux aguets de l’éveil du printemps. Mais, il tardait à venir car, devant ma fenêtre, les bourgeons des érables se devinaient à peine sur leurs branches dénudées. Et voilà qu’un peu de chaleur et quelques averses l’ont éveillé. Les arbres se sont revêtus petit à petit de leur verte parure. Puis les fières tulipes et les humbles violettes ont cédé la place aux grappes odorantes du lilas et aux jolies clochettes du muguet.

Cet éveil miraculeux de la nature m’a fait, une fois de plus, réaliser sa résilience. Cette aptitude étonnante, nous la partageons avec tout être vivant. Disons que ce terme a tout d’abord été utilisé en ingénierie, pour définir la capacité d’un matériau à retrouver sa forme originale après avoir subi des déformations par pression. Il exprime la réalité de la souffrance (pressions) et l’espoir (retrouver sa forme originale). La résilience est donc cette capacité à vivre, à réussir et à se développer en dépit de l’adversité. Elle est présente tout au long de notre vie et il n’en tient qu’à nous de la mettre en œuvre.
Ne croyez-vous pas, chers Internautes, qu’il serait enrichissant de partager nos expériences à ce sujet?

LA PASSION DE DIEU

À l’approche de la Grande Semaine pour les chrétiens, une lecture ou relecture des lignes qui suivent peut devenir une méditation sur la souffrance et la mort … Jésus a sué le sang au Jardin de Gethsémani dans un contexte de haute trahison. À travers la violence qui perpétue l’horreur d’une souffrance abjecte, tel, entre autres, les multiples génocides, la passion de Dieu en ses fils et ses filles ne se poursuit-elle pas ?
Ensemble lisons, réfléchissons et commentons ces lignes qui peuvent nous mettre en communion et provoquer une vague de compassion enveloppant l’humanité et la tirant vers la Lumière de Pâques …


Le concerto d’Auschwitz
Extrait de «Quatre petits bouts de pain» de Magda Hollander-Lafon (pp.47-49)

Vingt-huit années avant de pouvoir réentendre le Concerto pour violon de Brahms. Chaque son me laboure la chair et arrache de moi l’image d’une journée torride sans ombre à Auschwitz.
Vers deux heures, des milliers de déportées entourent une estrade de planches au milieu de l’allée centrale. Les privilégiées se trouvent dans les premiers cercles. Celles qui se trouvent à l’arrière se bousculent, se faufilent vers le premier rang. Le seul coin d’ombre, sous l’estrade, est hermétiquement interdit par les gardes et leurs chiens. Lentement, en procession, avec une démarche un peu tendue, mais dignes, les musiciens, des artistes de premier plan de différents pays, prennent les places qui leur sont assignées. Ils ont le crâne rasé, sont vêtus d’un pantalon rayé bleu et gris et parés d’une jaquette noire sur la veste d’uniforme.
Dans la foule pressée, l’attaque du premier mouvement me transporte de joie. Accroupie, frissonnante d’émotion, je suis entraînée dans un monde féérique où la souffrance s’habille d’une beauté magique. Par petites ondées douces, la musique me pénètre comme un souffle de vie.
Le début du deuxième mouvement est encore pur et dense ; il rit et pleure en nous.
Le temps est immobile mais le soleil est là.
Il nous aspire.

Des fourmillements dans la tête, dans les oreilles me tétanisent. Je garde aujourd’hui encore de ce troisième mouvement une impression paralysante de piqûres venimeuses. La conscience est là, mais en visite seulement. La musique, peu à peu, se disloque et, dans un dernier son dérisoire, un instrument tombe sur l’estrade, puis un autre, et un autre encore. Je ne perçois plus que des gémissements de violon dans une sorte de brume. Le soleil, avec ses flèches, a raison de nous. L’orchestre devient comme une toile qui vieillit. s’use à vue d’œil, se troue et tombe en poussière.
Dans ma conscience engourdie j’ai compris le jeu diabolique des SS. La meute des chiens arrive. En moins d’une heure, la grande cérémonie est terminée. Celles d’entre nous qui le peuvent encore se lèvent et, regagnent les baraquements. Les autres, mortes ou moribondes et flairées par les chiens, sont restées à terre comme des feuilles mortes après la bourrasque.
Le soleil devait frissonner devant ce spectacle. Pour dire aux hommes qui oublient, de rester vigilants.

L’itinérance, une exclusion sociale ?

Jeannette Roy

Quant arrive l’hiver avec ses froidures, comment ne pas penser à ceux et celles qui font partie du monde de l’itinérance! Car il y a lieu de s’inquiéter et de s’interroger sur leur situation dans un pays soi-disant développé comme le nôtre. Dans sa chronique du 14 janvier dernier, Mme Lysiane Gagnon, journaliste au quotidien « La Presse » affirme : «L’itinérance ne doit pas être considérée comme un phénomène normal et acceptable dans une société civilisée ».

Dans un article, fort bien documenté du même journal, en date du 20 janvier, M. Adis Simidza, étudiant à la maîtrise en sociologie à l’Université du Québec à Montréal, cite Mme Shirley Roy, professeure au même département, qui voit l’itinérance comme étant « une forme extrême d’exclusion sociale ». Puis l’auteur nous présente différentes formes d’itinérance. Elle peut être « chronique », s’étirant sur une longue période de temps ou « transitoire » se vivant sur une seule période de temps et finalement « épisodique » : une personne vivant l’itinérance à plusieurs moments différents de sa vie.

En terminant, l’auteur nous laisse sur cette réflexion : « Il faut s’attaquer à l’itinérance, mais il ne faut pas oublier qu’il y a une hémorragie sociale qui pousse de plus en plus de personnes vers la rue ».

Chers Internautes:
• Avez-vous eu des contacts avec le monde l’itinérance?
• Avez-vous déjà posé des gestes concrets pour pallier aux besoins des itinérant(e)s?

Si nous en parlions ?

Le plus beau cadeau

Jeannette Roy

Nous voici de nouveau aux portes de Noël ! En cette période où prime trop souvent la consommation à outrance, une question se pose : «Quel est le plus beau cadeau à donner à quelqu’un?» Puisque nous sommes dans l’ère de l’informatique, j’ai navigué sur Google pour découvrir ce qu’en pensent nos contemporains. Et voici que, sur le site «Topcitation», j’ai trouvé cette perle d’un auteur anonyme : « Le plus beau cadeau à donner à quelqu’un est ton temps, ton attention et ton amour!»

Si je reprends cette triple affirmation, je constate qu’à notre époque …
• le temps est envahi par une multitude d’occupations, certaines essentielles mais d’autres imposées par la publicité
• l’attention est rongée par l’individualisme et la peur de l’autre
• l’amour véritable, dans son sens plénier, est souvent galvaudé

Alors, n’est-ce pas merveilleux que, durant ces jours où l’on oublie trop souvent QUI nous fêtons, l’un ou l’une d’entre nous ait affirmé que le don de soi-même est le cadeau le plus apprécié ?

Chers Internautes, vos commentaires sont attendus …

«La mort de l’intérêt commun»

«La mort de l’intérêt commun»
Jeannette Roy fdls

«La mort de l’intérêt commun» C’est le titre sous lequel s’est retrouvée, dans « La Presse » du 10 juin 2013, une intéressante analyse de notre société. Analyse signée Éric Bergeron, chargé de cours à l’Université de Montréal. L’extrait suivant en démontre la pertinence : « Je suis assez vieux pour me souvenir d’un temps où dans ma ville, chaque parent se donnait le droit de semoncer un enfant qui se comportait de mauvaise manière en public. Il le faisait au nom d’un principe clair. Il y a, au-delà des droits individuels de chacun, un intérêt commun à défendre et chaque habitant de la Cité a un devoir de protéger un tel acquis ».

Ce texte m’a d’ailleurs rappelé une courte émission radiophonique de mon enfance intitulée : « Le civisme, c’est une foule de petites choses ». À l’aide d’un exemple propre à frapper l’esprit d’un jeune, on mettait en valeur un comportement qui illustrait notre devoir en tant que citoyen ou citoyenne.

Mais la situation actuelle est-elle aussi sombre que peut laisser entendre le titre de l’article intitulé : LA MORT DE L’INTÉRÊT COMMUN» ? Non, car l’auteur en souligne un aspect positif en affirmant: « Dans nos sociétés au narcissisme exacerbé et aux droits individuels brandis à tout vent, l’on pourrait croire qu’il n’y a plus de place pour la question de l’intérêt commun. Il suffit toutefois de voir la population se ranger rapidement derrière tout leader politique avec une vision rassembleuse pour comprendre combien une telle opinion est contraire à la réalité. »

Nous n’avons d’ailleurs qu’à regarder autour de nous pour découvrir de multiples œuvres, caritatives ou autres, créées pour répondre à des besoins criants ou pour lutter contre des injustices flagrantes soit dans leur propre milieu, soit encore, au plan international.

Chers Internautes, à vous la parole, car ce sujet peut donner lieu à d’intéressants et riches échanges!