L’importance du pardon

Le «Blog de la Sagesse» est de retour ! Pour des circonstances incontrôlables, il a été en relâche pour un certain temps. La saison liturgique actuelle pour les chrétiens et chrétiennes fait appel à des gestes de conversion, dont le pardon demandé ou/et accordé. La réflexion qui commence peut nous aider à entrer plus profondément dans une démarche de libération.
Avec Denise Lavoie, smnda, prenons le temps de cette réflexion …

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«L’acte de pardonner requiert du temps, de la patience avec soi-même, de la retenue dans son désir d’efficacité et de la persévérance: Changement personnel profond et recherche de liberté intérieure. Pardonner, c’est reconnaitre que la personne est plus que son acte, elle a pu me blesser mais elle plus grande, – dans le sens noble du mot- que ce qu’elle m’a fait, les mots qu’elle a pu dire, les gestes qu’elle a pu poser. Que cette situation n’est pas continuelle puisque l’on sait que chez cette personne il existe bien d’autres paroles, bien d’autres gestes, d’autres attitudes et d’autres sentiments qui traduisent sa bonté. Bref que le mal n’est pas la personne. D’ailleurs le plus souvent, elle n’aura pas été pleinement engagée dans ces comportements.» (Extrait d’un texte intitulé : «Le pardon, un pas vers la liberté intérieure»,
Denise Lavoie, smnda.

ECHEC À LA VIOLENCE !

FAIRE ÉCHEC À LA VIOLENCE
Lucille Deschênes fdls

Participer au dernier Congrès de l’EMI* a été pour moi un privilège unique …
Ce Congrès m’a labouré le coeur en vue d’une semence bien spéciale : celle d’une culture de paix, de douceur, de justice, de compassion. Une culture d’amour et de vérité !
Les intervenants du Congrès, à l’instar du protagoniste de la chanson de Boris Vian, nous ont invité-e-s tous et toutes à FAIRE ÉCHEC À LA GUERRE ! Messieurs les Présidents et Premiers Ministres,, mettez-vous dans la tête que nous «n’aimons pas tuer un semblable et que par conséquent nous avons décidé de déserter la guerre» ! Déserter ne signifiant pas nous sauver mais tourner le dos à un monstre déshumanisant, aberrant et inconcevable. Tourner le dos en inventant mille et une manières de créer des ponts, d’entendre et de répondre aux cris de nos frères et sœurs qui se meurent d’injustice.
Pour cela, il nous faut faire appel, nous a-t-on dit, à notre coeur et à notre intelligence. Il nous faut regarder, écouter et analyser pour comprendre. Gare aux alarmes qu’on nous lance et qui immobilisent au lieu de mobiliser pour la paix. Une alarme qui ressemblerait à celle-ci : «Si nous voulons un pays prospère, il nous faut nous militariser !» ou encore : «Gare aux terroristes, il nous faut augmenter la sécurité, armes légères et armes lourdes !»

«La paix chrétienne, nous dit le Pape François, est une paix inquiète qui pousse à aller de l’avant!» «En ce temps de tromperie universelle, rechercher la vérité est un acte révolutionnaire», de commenter un intervenant du Congrès. «Aller de l’avant», démasquer les fausses sagesses, être des agent-e-s de paix, de non-violence. La violence ne peut jamais être un solution. La non-violence doit être pratiquée de façon continue pour permettre le dialogue et l’écoute constructive.
Chaque petit geste de paix contribue à soulever une énergie de transformation. Il nous faut croire en l’énergie divine qui traverse la pâte humaine pour libérer en elle le souffle et la joie. Le chef de l’orchestre symphonique de Montréal, M. Kent Nagano, peut-être même à son insu, est un bâtisseur de paix, en invitant les Montréalais à entrer dans la beauté de la musique qu’il a fait sortir de la Maison de l’Harmonique. Douceur, joie et compassion peuvent prendre racine et faire échec à la violence !

LE BONHEUR ÇA EXISTE ?

LE BONHEUR, ÇA EXISTE ?… OU  EST-CE UNE BELLE FABLE ?  Un conte pour les fées !

Beaucoup de personnes sont en vacances présentement. Du moins en arrêt de travail.
Ces personnes sont-elles heureuses pour autant ? Ne pas travailler et être heureux, c’est deux, vous me direz ! En d’autres mots, il ne suffit pas d’arrêter de travailler, pour être heureux. Il arrive même que «travailler» soit un élément important du bonheur, n’est-ce pas ?


Qu’est-ce que le BONHEUR ?


Christophe André, dans son magnifique livre : «Méditer jour après jour», définit le bonheur comme un acte de conscience … «Sans conscience, nous dit-il, pas de bonheur. Le bien-être élémentaire : avoir le ventre plein, être au calme, au chaud (ou dans la fraîcheur !), sans menaces, c’est déjà merveilleux. On peut en rester là mais il ne s’agit pas de bonheur …
Si l’on prend conscience de ces instants de bien-être, si l’on se dit « ce que je vis est une chance, une merveille, une grâce », alors il se passe autre chose. Alors le bien-être se « transforme » en bonheur.»

Croyons-nous encore que le bonheur humain est possible ? À quelles conditions ? Nous contentons-nous de ces bonheurs passés, tels que décrits par le poète Raymond Radiguet :
«Bonheur, je ne t’ai reconnu qu’au bruit que tu fis en partant …» (ibid, p.235)

Le Blog de la Sagesse ouvre sur cette question majeure  …  Nous nous en parlons ??

ETONNANTE RÉSILIENCE

Étonnante résilience …

Jeannette Roy

Après cet interminable et rigoureux hiver j’étais aux aguets de l’éveil du printemps. Mais, il tardait à venir car, devant ma fenêtre, les bourgeons des érables se devinaient à peine sur leurs branches dénudées. Et voilà qu’un peu de chaleur et quelques averses l’ont éveillé. Les arbres se sont revêtus petit à petit de leur verte parure. Puis les fières tulipes et les humbles violettes ont cédé la place aux grappes odorantes du lilas et aux jolies clochettes du muguet.

Cet éveil miraculeux de la nature m’a fait, une fois de plus, réaliser sa résilience. Cette aptitude étonnante, nous la partageons avec tout être vivant. Disons que ce terme a tout d’abord été utilisé en ingénierie, pour définir la capacité d’un matériau à retrouver sa forme originale après avoir subi des déformations par pression. Il exprime la réalité de la souffrance (pressions) et l’espoir (retrouver sa forme originale). La résilience est donc cette capacité à vivre, à réussir et à se développer en dépit de l’adversité. Elle est présente tout au long de notre vie et il n’en tient qu’à nous de la mettre en œuvre.
Ne croyez-vous pas, chers Internautes, qu’il serait enrichissant de partager nos expériences à ce sujet?

L’itinérance, une exclusion sociale ?

Jeannette Roy

Quant arrive l’hiver avec ses froidures, comment ne pas penser à ceux et celles qui font partie du monde de l’itinérance! Car il y a lieu de s’inquiéter et de s’interroger sur leur situation dans un pays soi-disant développé comme le nôtre. Dans sa chronique du 14 janvier dernier, Mme Lysiane Gagnon, journaliste au quotidien « La Presse » affirme : «L’itinérance ne doit pas être considérée comme un phénomène normal et acceptable dans une société civilisée ».

Dans un article, fort bien documenté du même journal, en date du 20 janvier, M. Adis Simidza, étudiant à la maîtrise en sociologie à l’Université du Québec à Montréal, cite Mme Shirley Roy, professeure au même département, qui voit l’itinérance comme étant « une forme extrême d’exclusion sociale ». Puis l’auteur nous présente différentes formes d’itinérance. Elle peut être « chronique », s’étirant sur une longue période de temps ou « transitoire » se vivant sur une seule période de temps et finalement « épisodique » : une personne vivant l’itinérance à plusieurs moments différents de sa vie.

En terminant, l’auteur nous laisse sur cette réflexion : « Il faut s’attaquer à l’itinérance, mais il ne faut pas oublier qu’il y a une hémorragie sociale qui pousse de plus en plus de personnes vers la rue ».

Chers Internautes:
• Avez-vous eu des contacts avec le monde l’itinérance?
• Avez-vous déjà posé des gestes concrets pour pallier aux besoins des itinérant(e)s?

Si nous en parlions ?

Le plus beau cadeau

Jeannette Roy

Nous voici de nouveau aux portes de Noël ! En cette période où prime trop souvent la consommation à outrance, une question se pose : «Quel est le plus beau cadeau à donner à quelqu’un?» Puisque nous sommes dans l’ère de l’informatique, j’ai navigué sur Google pour découvrir ce qu’en pensent nos contemporains. Et voici que, sur le site «Topcitation», j’ai trouvé cette perle d’un auteur anonyme : « Le plus beau cadeau à donner à quelqu’un est ton temps, ton attention et ton amour!»

Si je reprends cette triple affirmation, je constate qu’à notre époque …
• le temps est envahi par une multitude d’occupations, certaines essentielles mais d’autres imposées par la publicité
• l’attention est rongée par l’individualisme et la peur de l’autre
• l’amour véritable, dans son sens plénier, est souvent galvaudé

Alors, n’est-ce pas merveilleux que, durant ces jours où l’on oublie trop souvent QUI nous fêtons, l’un ou l’une d’entre nous ait affirmé que le don de soi-même est le cadeau le plus apprécié ?

Chers Internautes, vos commentaires sont attendus …

«La mort de l’intérêt commun»

«La mort de l’intérêt commun»
Jeannette Roy fdls

«La mort de l’intérêt commun» C’est le titre sous lequel s’est retrouvée, dans « La Presse » du 10 juin 2013, une intéressante analyse de notre société. Analyse signée Éric Bergeron, chargé de cours à l’Université de Montréal. L’extrait suivant en démontre la pertinence : « Je suis assez vieux pour me souvenir d’un temps où dans ma ville, chaque parent se donnait le droit de semoncer un enfant qui se comportait de mauvaise manière en public. Il le faisait au nom d’un principe clair. Il y a, au-delà des droits individuels de chacun, un intérêt commun à défendre et chaque habitant de la Cité a un devoir de protéger un tel acquis ».

Ce texte m’a d’ailleurs rappelé une courte émission radiophonique de mon enfance intitulée : « Le civisme, c’est une foule de petites choses ». À l’aide d’un exemple propre à frapper l’esprit d’un jeune, on mettait en valeur un comportement qui illustrait notre devoir en tant que citoyen ou citoyenne.

Mais la situation actuelle est-elle aussi sombre que peut laisser entendre le titre de l’article intitulé : LA MORT DE L’INTÉRÊT COMMUN» ? Non, car l’auteur en souligne un aspect positif en affirmant: « Dans nos sociétés au narcissisme exacerbé et aux droits individuels brandis à tout vent, l’on pourrait croire qu’il n’y a plus de place pour la question de l’intérêt commun. Il suffit toutefois de voir la population se ranger rapidement derrière tout leader politique avec une vision rassembleuse pour comprendre combien une telle opinion est contraire à la réalité. »

Nous n’avons d’ailleurs qu’à regarder autour de nous pour découvrir de multiples œuvres, caritatives ou autres, créées pour répondre à des besoins criants ou pour lutter contre des injustices flagrantes soit dans leur propre milieu, soit encore, au plan international.

Chers Internautes, à vous la parole, car ce sujet peut donner lieu à d’intéressants et riches échanges!

VIVRE AU PRÉSENT

«Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion.
Lorsque vous y pénétrez prenez tout votre être avec vous.
Prenez la charrue et la forge et le maillet et le luth,
Les choses que vous avez modelées dans le besoin ou pour votre délice.
Car en rêve vous ne pouvez vous élever au-dessus de vos achèvements ni tomber plus bas
Que vos échecs.
Et prenez avec vous tous les «humains» :
Car en adoration vous ne pouvez voler plus haut que leurs espérances ni vous abaisser plus bas que leur désespoir.
Et si vous voulez connaître Dieu ne soyez pas préoccupé de résoudre des énigmes.
Regardez plutôt autour de vous et vous Le verrez jouant avec vos enfants … »
(Le Prophète, Khalil Gibran pp.78-79)


La Sagesse du Prophète ! La vie quotidienne et même le moment présent est notre seule richesse … C’est le lieu privilégié pour rencontrer le meilleur de moi-même et Celui à qui je suis rattaché-e par le Souffle …
Est-ce pour autant facile de VIVRE AU PRÉSENT ? Nous entrons en dialogue si vous le désirez!

Le silence est silencieux

«Dans notre société, il n’y a pas assez de silence. Curieusement, il semblerait même qu’il y a une volonté d’éradiquer celui-ci. Pourquoi ?

Le silence ferait-il peur ? Aurait-il le pouvoir de nous donner quelque chose qui dérange ?

Le silence est tellement essentiel qu’il nous faut poser cette  question à son sujet : Pourquoi le silence est-il silencieux ? /…/ Je me rappelle il y a quelques années, j’avais posé la question à de jeunes handicapés du centre médical Rey Leroux, près de Rennes. Comme ils ne trouvaient pas la solution, je leur ai livré la réponse : «Le silence est silencieux parce qu’il écoute …»

Cela appelle cette autre question que je leur soumis sans hésiter : « Mais il écoute quoi, à votre avis ?» /…/ …soudain, au bout de quelques minutes, la lumière vint d’un gamin d’à peine dix ans, assis sur sa chaise médicale avec des attelles en métal à chaque articulation. En mâchant ses mots et en prononçant difficilement, il lança : «Le silence est silencieux parce qu’il écoute chanter l’aaaamouuur.»

Comment avait-il pu trouver ?

Personne n’avait su répondre avant lui. Il se mit à rire tout en prononçant ce dernier mot, entraînant les enfants dans un éclat de rire général. Tous ces petits êtres pétris de douleurs se tordaient de joie en criant ou en chantant le mot amour. Cet instant fut bouleversant. Que savaient-ils de l’amour tous ces gamins ?

Je suis convaincu qu’ils savaient tout de lui. Quoi qu’il en soit, chercher le silence dans sa vie et l’installer à l’intérieur de soi, c’est inévitablement écouter ce qu’il écoute.

Faire silence, c’est se relier à l’amour. Et cela est l’essentiel même qui libère.  /…/

La personne a besoin de silence pour rejoindre sa source profonde, là où demeure son imaginaire, où se trouve le lien secret qui la relie au grand mystère.»
Ce texte est tiré du magnifique livre de Marc Vella, «Éloge de la fausse note» aux pp 38 et 39.
Le Blog de la Sagesse invite les Internautes à poursuivre cette réflexion essentielle…

Ce qui compte le plus

«Il était une fois un brahmane bon et très pieux. Il vivait des aumônes que les fidèles lui offraient. Un jour, il se dit : «Je vais aller demander l’aumône habillé comme un pauvre intouchable.»

Il enveloppa donc ses reins de haillons, comme font les parias, les plus pauvres de l’Inde. Ce jour-là, personne ne le salua, personne ne lui fit l’aumône. Il se rendit au marché et au temple, mais personne ne lui adressa la parole.

La fois suivante, le brahmane s’habilla comme les gens de sa caste : il endossa un beau costume blanc, un turban de soie et une veste brodée. Les gens le saluaient et donnaient de l’argent pour lui-même et pour le temple.

Rentré chez lui, le brahmane ôta ses habits, les posa sur une chaise et s’inclina profondément devant eux en disant : «Oh fortunés vêtements ! Soyez heureux ! Sur terre vous êtes infiniment plus honorés que les personnes humaines que vous habillez.»

Ce conte de Bruno Ferrero, comme tout conte,  veut faire réfléchir sur des valeurs…L’internaute qui fréquente de Blog de la Sagesse  est invité-e à y réagir…