LE JEU DES APPARENCES

«ÊTRE TENDANCE», selon l’expression consacrée, n’est-elle une des préoccupations dominantes dans la culture actuelle ! Nous reviendrons sur cette  expression. En attendant,  il est évident que le PARAÎTRE a pris une importance inimaginable aujourd’hui ! Si on réalise que d’avance la question de l’identité n’est pas simple dans la croissance personnelle, que dire dans une situation où l’entourage,   mine de rien, impose, pour ainsi dire, une manière de faire, de penser etc. À mesure que la personne prend de l’âge, une lutte réelle  s’engage entre le droit d’être soi-même et la peur de ne pas répondre aux barèmes sociétaires, à l’exigence de plaire, d’être «conforme» …  Le texte qui suit nous révèle jusqu’où peut aller cette lutte …

«Nous avons une propension (tendance) invétérée à simplifier ce que nous voyons. Il me suffit d’avoir identifié que cette femme, qui avance dans la rue, est Mme Thomas, pour que je n’aie plus besoin de lui porter une attention. Pourtant, elle a aujourd’hui un visage particulier, un regard effaré qui n’est pas son sourire habituel. En contraste, son vieux chien jaune est d’humeur encore plus folle que d’ordinaire. Au moment où je vais la croiser, elle va se composer une apparence tout à faire correcte. Elle posera dans son «personnage» de vieille dame sérieuse, distinguée, et toujours bien mise. Ce qui est très commode au fond pour moi, c’est une invitation à en rester à l’identification habituelle. Et pourtant ce regard ! Ce regard qu’elle avait dans la rue, au moment où elle ne posait pour personne ! C’est à travers lui que  le voile se déchire, qu’une profondeur se découvre en cascade, par-delà les masques et les propos convenus. Elle ne dira rien dans la salutation et les petits mots sur le temps qu’il fait. Mais si je lui accorde un peu d’attention, elle laissera percer un peu de son désarroi. Si  elle se sent en confiance et qu’elle peut parler, elle racontera son histoire. En attendant, elle fait comme tout le monde, elle cherche à sauver les apparences en donnant à penser que tout va bien, alors qu’au fond d’elle-même, elle est au plus mal.»   (Serge Carfantan ; philo et spirit. Leçon 155 : apparence et réalité)

Le JEU DES APPARENCES … quel vaste sujet de réflexion ! Si vous êtes d’accord, chers Internautes,  nous pourrions nous y arrêter … plus longuement.

15 réponses à “LE JEU DES APPARENCES

  1. Oui, je suis bien d’accord avec Lucille, trop de gens donnent la priorité à l’apparence dans notre monde actuel. Heureuse coïncidence, le thème qu’elle nous propose nous est aussi présenté par André Beauchamp sous le titre « Le courage de la vérité » (Prions en Église, 4e dimanche de Carême). Je vous en partage quelques extraits.

    « Tout le monde en convient, nous vivons dans un monde d’images et de publicité. Tout est dans le paraître… Insensiblement, au lieu d’apparaître tel que nous sommes, nous nous efforçons de devenir ce que nous paraissons… Et tranquillement le mensonge s’empare de nous, nous façonne, nous éloigne de nous-mêmes. ‘Celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, dit Jésus’. Il nous invite à briser le cercle du mensonge et du paraître pour trouver l’authenticité, la vérité du coeur ».

    Seulement attention, être vrai(e) ne signifie pas pour autant faire subir aux autres notre mauvaise humeur devant une contrariété (nos journées en sont rarement exemptes)ou nos récriminations devant une solution qui tarde à venir (« Patience et longueur de temps vaut mieux que force et rage, dit le proverbe). Etre vrai(e), est pour moi avoir le courage d’avouer ses torts, de reconnaître ses limites mais aussi la générosité de partager ses dons et talents, la simplicité d’accepter gentiment un compliment ou un encouragement. Nos attitudes quotidiennes doivent jaillir de notre « moi » authentique.

    Qu’en pensez-vous chers Internautes?

  2. Pour qui en a besoin voici une définition que je trouve intéressante du mot «APPARENCES» :

    Les apparences sont des formes de communication non verbales, inhérentes à la relation entre deux individus et au jeu social. Dans nos sociétés, l’apparence n’est pas un donné mais elle est construite. (définition Wikipedia)

    Un exemple de l’importance de ce phénomène des APPARENCES :

    «Le marché de la médecine du look ne cesse de s’étendre. 125 000 personnes ont eu recours à la chirurgie esthétique l’an dernier. Ce phénomène n’est pas réservé qu’aux femmes puisque près d’un tiers de la demande concerne les hommes.» WEB

    Je vous reviens !

  3. «Être tendance» quelle drôle d’investissement ! Ce qu’on appelle la «tendance» ressemble beaucoup à la mode. Avez-vous déjà compris d’où vient une mode, qu’elle soit vestimentaire ou autre ? Chose certaine, autant elle peut être importante cette année, autant il est dangereux qu’elle ait disparu l’année suivante… Cela ressemble à une girouette qui suit le vent sans se questionner ou peut-être y a-t-il, une unique question : CELLE DES «GROS SOUS »
    Ça coûte cher aussi de suivre la tendance ! ET OÙ EN EST LE SENS? L’humoriste Martin Matte a essayé un jour de faire dire à un journaliste/reporter, quel intérêt il trouvait à faire des reportages sur des défilés de modes … la question a tellement surpris qu’on a bégayé pendant quelques secondes avant de tenter une réponse qui revenait à mettre en évidence l’importance de l’apparence !
    «L’apparence requiert art et finesse; la vérité, CALME ET SIMPLICITÉ.» (Laure Conan)

  4. Le jeu des APPARENCES est une tentation universelle, non seulement dans la vie personnelle mais aussi dans la vie des gouvernements … La lutte qui s’est engagée dernièrement contre la collusion dans la construction et qui va coûter des sommes astronomiques en est un exemple. Et face à la dette, quand aurons-nous le courage de nous avouer que tous ces détours faits de tromperies et de mensonges sont parmi les causes majeures (même indirectes) de notre endettement honteux ?
    Je vous partage la réflexion d’un journaliste sur les magouilles
    qu’on soupçonne autour du projet des sables bitumineux.

    «L’introduction des nouvelles technologies d’exploitation des sables bitumineux est réelle. Nous en convenons. Nous convenons aussi que le Canada peut difficilement se passer de l’activité et de la richesse économiques générées par la production pétrolière. Nous déplorons par contre qu’on tente de cacher l’évidence des effets écologiques dévastateurs de cette activité. Tant qu’on tente d’en cacher les effets, eux aussi bien réels, on masque l’urgence d’agir pour les éradiquer.»
    De Site capacadie.com ; auteur : Jean Saintcyr

    Fort heureusement, il y a parmi nous des personnes qui ont le courage de dénoncer et questionner.

  5. Authenticité et Apparence
    Deux contraires. Deux contrastes.
    Deux forces qui nous habitent.
    Une force qui accueille et l’autre qui juge.
    Une force qui prend sa source dans la Lumière et l’autre dont la source est dans l’Ego.
    Comment arriver à accepter que les deux m’habitent et comment laisser jaillir la Lumière quand des situations difficiles se présentent sur mon chemin. Vivre de façon authentique m’amène sur un chemin qui fait peur parfois car c’est plus facile de blâmer l’autre pour ce qui m’arrive que de regarder ma vérité et de voir comment j’ai contribué à m’attirer telle situation et telles émotions.
    En apparence, tout va bien quand c’est l’autre qui a tort. Le chemin est parfois long avant de voir la lumière. Quelqu’un m’a dit récemment : « Crie vers Jésus !» J’ai crié ,crié, puis, comme dans un doux murmure, je me suis rappelée les vers: « Je te prends par la main, nous marchons tous les deux sur le chemin » et finalement, j’ai découvert une fois de plu, la merveille que je suis. Il y a toutes sortes de petits signes qui arrivent, non par hasard, pour nous remettre sur la piste. Je suis tombée, entre autres, sur un bon livre qui date mais je me permets d’en partager le titre : « A Return to Love» de Marianne Williamson.

  6. «Soyez le changement que vous désirez voir dans le monde.» Gandhi
    La mise à pieds des 2600 employés d’Aveos, qu’on a qualifiée de «sauvage», nous heurte profondément.
    Nos journalistes en général n’ont pas peur de leurs opinions … J’admire le jugement droit et clair dont ils témoignent dans leur regard sur la réalité. Ce matin dans cyberpresse, André Pratte donne son opinion sur l’événement Aveos : «Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier la façon de faire de l’entreprise qui, sans avertissement aucun, a jeté ces travailleurs à la rue. /…/ le gouvernement Harper devrait entreprendre une révision du Code canadien du travail visant à dissuader les entreprises de licencier leurs employés sans leur donner l’avis de 16 semaines prévu par la loi.»
    Merci Monsieur Pratte !
    Ce journaliste comme plusieurs autres, il faut le reconnaître, nous oblige à réfléchir dans la ligne de l’authenticité, dont le respect profond de l’être humain. Ainsi, ils contribuent à faire reculer le monde des apparences : apparences de sécurité … entre autres. Quelle tromperie, quand on aboutit à la fermeture d’une entreprise sans AUCUN avertissement. Comment tous ces employés doivent réaliser qu’ils ont été utilisés comme des marionnettes.
    L’intervention de monsieur Pratte est en ligne droite avec la pensée de Gandhi. Il ne s’est pas contenter de condamner l’agir abominable des patrons d’Aveos mais il propose une action respectueuse des êtres humains concernés par le «ruines de d’Aveos». Authenticité, vérité, engagement !

  7. Pourquoi avons-nous souvent besoin comme être humain de nous réfugier dans des apparences ?
    Nous sommes des êtres de chair et d’esprit … Pour qui regarde vite, ce qui se voit d’abord est le corps et ce qui l’habille, le dissimule ou le met en valeur. Les humains demeurent très conscients de cela. Il y a des personnes qui semblent en être plus dégagées … Est-ce une question de tempérament ou de décision ?
    Notre plus grand désir comme être humain est d’être heureux et nous apprenons vite que nous sommes très dépendants les uns des autres à ce niveau. Le désir de PLAIRE risque de n’être jamais loin. Celui-ci devient entre autres, un moyen de se protéger soi-même.
    On pourrait conclure que l’importance des apparences pour chaque personne dépend de sa sécurité personnelle intérieure. Sécurité basée davantage sur la confiance en soi que sur le regard des autres. Sécurité qui génère une réelle liberté intérieure permettant à la personne de demeurer elle-même tout en respectant les autres en ce qu’ils ont d’unique.
    Je retiens d’André Beauchamp cité par Jeannette, une pensée qui fait drôlement réfléchir : «Insensiblement, au lieu d’apparaître tel que nous sommes, nous nous efforçons de devenir ce que nous paraissons /…/ tranquillement le mensonge s’empare de nous, nous façonne, NOUS ÉLOIGNE DE NOUS-MÊMES.
    Je crois qu’il faut DÉCIDER d’être libre, d’être soi-même sans fanfaronnade, dans la simplicité, l’amour et le respect des autres. NOUS SOMMES UNIQUES ET NOUS AVONS NON SEULEMENT LE DROIT MAIS LE DEVOIR DE L’ÊTRE… Un immense respect pour le MYSTÈRE DE LA VIE QUI, À LA FOIS, NOUS DÉPASSE TOUS ET NOUS UNIT PROFONDÉMENT, peut nous soutenir et nous éclairer !

  8. La BEAUTÉ … ce que la culture actuelle entend par beauté : jeunesse, perfection des traits, absence de handicap, aussi minime soit-il, «flash» de l’habillement, maquillage et bijoux et tout le tintouin qui contribue à accrocher l’oeil. Au risque de passer à côté de valeurs supérieurs telles l’intelligence, le jugement droit, l’authenticité,l’honnêteté la générosité, l’humanisme sous toutes ses formes etc.
    « Beaucoup plus que l’enfant beau, l’enfant laid est jugé responsable de ses échecs scolaires autant que de ses fautes, remarque Jean-François Amadieu. D’abord par les instituteurs, puis par les professeurs et enfin par les recruteurs. La beauté est un statut qui vaut diplôme : elle enrichit, comme la laideur altère, nos compétences.»
    La LUMIÈRE manque en quelque part et ce manque empêche de vivre dans la vérité ! Foi de Diogène !

  9. Je suis d’accord avec notre brave Diogène: le primat accordé à la seule apparence physique empêche d’apprécier les personnes pour leur vraie valeur. D’ailleurs la sagesse populaire nous livre des proverbes savoureux dans ce domaine: « La beauté n’apporte pas à dîner » – « Tout ce qui brille n’est pas or »- et celui-ci que je trouve bien encourageant: « La moitié de la beauté est dans les yeux de celui (celle)qui regarde! » Les anglais, eux, enfoncent le clou en disant: « Beauty is only skin deep » pour signifier que si on ne s’arrête qu’à la beauté physique on passe à côté de bien des richesses intérieures.

    Vous vous souviendrez sans doute de cette merveilleuse affirmation tirée du ‘Petit Prince’ de Saint-Exupéry: « On ne voit bien qu’avec le coeur ». En effet, quelle Maman n’a pas entendu un jour ou l’autre un de ses enfants lui dire avec une tendre conviction : « Maman, tu es la plus belle du monde! ».

    D’ailleurs, les critères de la beauté (comme ceux de la mode) changent d’une époque à l’autre et d’un pays à l’autre. Alors, chers internautes, valorisons ce qui en vaut la peine.

  10. J’ai rencontré un journaliste ce matin qui donne souvent la preuve que c’est important pour lui de vivre dans la lumière, dans la vérité … il ne s’éclaire pas, comme moi à l’époque, d’une lampe en plein jour, mais il est franchement droit et brave !
    Il raconte l’histoire de ce jeune conducteur de 22 ans qui, ivre et à moitié endormi, a failli tué un homme dans la soixantaine. Repenti, souffrant, ayant pris conscience de la gravité de sa conduite, le jeune homme manifeste le désir d’aider d’autres jeunes à réfléchir avant de prendre le volant dans des conditions d’incapacité … Tout cela monsieur Foglia, c’est le nom de votre journaliste, nous le raconte avec détails et une certaine sympathie pour le jeune qui a provoqué l’accident car celui-ci était dans une mauvaise passe de vie. Mais voilà la conclusion : à l’occasion d’une conférence que le jeune repenti fait dans une école, un groupe d’étudiants qui l’écoutaient lui ont dit qu’il était «cool», qu’il avait payé, de ne pas s’en faire, parce qu’un «accident c’est un accident« !
    Et voici comment monsieur Foglia termine sa chronique :
    «Si vous voulez mon avis, tout est dans cette petite phrase – un accident, c’est un accident -, qui cerne à la fois notre culture de la vitesse mais aussi cette inconscience particulière de l’Autre, cet Autre qu’on se dépêche d’aider quand il est enseveli dans un tremblement de terre à l’autre bout de la terre, mais qu’on est prêt à tuer aussi, comme ça, comme rien, quand c’est notre voisin qui s’en vient sur cette route où, soûl et gelé, on roule à 180 km/h.»
    De véritable droiture, authenticité, peut-il y en avoir sans ce respect réel de l’AUTRE, mon frère, ma soeur … Quelqu’un d’honnête, de vrai peut-il parler de l’autre sexe, en l’occasion, de la femme, comme du «matériel» — pour reprendre l’expression abjecte de Strauss-Kahn. Rien d’étonnant qu’il ne soit jamais dans le tort !
    Cultiver un immense respect pour ma semblable, mon semblable, pour le mystère de la vie dans ce qu’elle a de sacré, est certainement indispensable pour ÊTRE VRAI-E EN TOUT.
    Monsieur Foglia conclut d’ailleurs :
    «Non, c’est pas un accident.»
    Un accident c’est BÊTE, imprévisible … or …

  11. En entrant dans la Grande Semaine, le sujet actuel du Blog m’amène à voir en JÉSUS, l’homme le plus authentique qui ait jamais existé … Authentique de cette VÉRITÉ PROFONDE DE L’ÊTRE, DE CETTE CONFORMITÉ ENTRE L’ÊTRE ET LE PARAÎTRE …
    «Faire la vérité, c’est arracher les masques et aller au fond de nous-mêmes /…/ c’est se mettre à nu devant soi et devant Dieu /…/ c’est adhérer à Dieu, c’est croire à la réalité de son amour ici et maintenant … C’est abandonner sa propre sécurité et sauter résolument dans l’univers divin.»
    «Il ne s’agit pas simplement d’entrevoir la vérité ou de la dire. Il s’agit radicalement de la faire. On ne l’invente pas, bien sûr. Mais on l’accomplit en décidant de CONSENTIR à l’amour que Dieu nous offre en Jésus. «Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu» (Ep 2, 9) … Cette dimension radicale de la foi correspond au «faire la vérité» … Qui fait la vérité de la sorte entrera dans la lumière et trouvera son authenticité à la fois spirituelle et humaine.» (A.Beauchamp, Comprendre la Parole-B. pp 122-123)
    À la suite de Jésus, pour ma part, « faire la vérité» comme monsieur Beauchamp l’explique, devient le PROJET d’une vie … Pour aller au-delà des «histoires» que je me raconte volontiers et que je finis souvent par croire, que de fois il me faudra descendre au fond de mon cœur pour faire la part du conscient et de l’inconscient qui a orienté mes choix …
    Au cours de la Semaine Sainte, je crois bienfaisant ce regard du cœur vers l’homme Jésus qui librement acceptera de se soumettre aux conclusions qu’entraînent ses choix. Choix cohérents avec un amour universel … Choix de simplicité, de compassion, de justice … Choix d’une VIE en plénitude pour ses frères et sœurs … Choix de vérité profonde, en cohérence avec son respect pour tout être humain, du plus petit au plus grand ! Choix qui collent à son «paraître » d’homme pauvre, détaché, sans apparats, dépouillé de prestige … La CROIX deviendra son unique trône. Ses CRIS D’EFFROI, d’une part, et d’ABANDON dans les mains du Père, d’autre part, témoigneront de sa SOLIDARITÉ et de sa VÉRITÉ profondes.

  12. «ÊTRE TENDANCE…» Préoccupation qui hante souvent les esprits ! Quelle est la tendance en matière d’économie, de mode : habillement et couleurs, mais aussi : lignes de voiture, style d’architecture, de voyages, de jeux électroniques, de musique et chansons, d’ordinateurs et d’écrans, d’appareils de tv, etc. Il n’y a pas beaucoup de domaines dans nos vies qui ne soient touchées par une tendance, à un moment ou l’autre. Et le plus terrible c’est que nous pouvons entrer dans une nouvelle «mode» sans même nous en apercevoir. La pression est là. Il faut que ça bouge, il faut que ça change ! À un moment donné il devient difficile d’acheter un morceau pour réparer un appareil qu’on ne vend plus !! Ma conclusion de tout cela ? Ce n’est pas tant la mode ou la tendance qui constitue un pouvoir mais le marché ! Tout est à base de profit … tout se vend. Cela finit par ressembler à un contrôle des personnes. À moins que nous décidions de demeurer «maîtres» dans ces domaines … De demeurer conscient-e-s de nos gestes et de faire, envers et contre tout, des choix judicieux.
    Autrement, tout peut concourir à nous garder dans le domaine de l’artificiel, hors de nous-mêmes, décentrés et constamment tenté-e-s par la nouveauté sur le marché.
    Par ailleurs, en ce qui concerne la personne, dans le domaine des relations, il est rare qu’on demeure longtemps dupe des «tendances» … des apparences … d’apparences qui ne coïncideraient pas avec ce que l’on souhaite trouver chez une personne : valeurs, solidité, jugement, vision, éducation, ouverture aux autres … «L’habit ne fait pas le moine», dit le vieux dicton. Que de fois, sous des apparences modestes, voire même misérables, a-t-on découvert une personne de grande qualité. La difficulté ? Dans un monde qui table beaucoup sur une personnalité construite sur l’avoir et les apparences, il devient très exigeant de garder les yeux du cœur ouverts sur la valeur profonde des personnes … de ne pas les juger sur les apparences. Il est bon aussi de se rappeler qu’à l’encontre de la machine économique et sociale actuelle qui s’emballe et change rapidement, la personne s’harmonise, s’unifie, s’approfondit lentement, progressivement. S’attacher à ce dernier projet, relativise drôlement le monde des apparences !

  13. «Insensiblement, au lieu d’apparaître tel que nous sommes, nous nous efforçons de devenir ce que nous paraissons… Et tranquillement le mensonge s’empare de nous, nous façonne, nous éloigne de nous-mêmes.» Cette pensée d’André Beauchamp déjà citée dans un commentaire de ce Blog est impressionnante de vérité.
    Lorsque je m’arrête à réfléchir au problème de la grève étudiante actuelle, je cherche vraiment où est la cohérence entre principes et agir, où commence le désir d’entente, où finit l’intolérance ??? Parfois je trouve que le gouvernement du Québec joue au grand manitou, protecteur du bien public alors qu’en de multiples situations on le blâme de mauvaise gestion des fonds publics et même de corruption … En d’autres temps, je trouve que les étudiants, de leur côté, veulent simplement imposer leurs volontés sans tenir compte du bien commun …
    Là où le bât blesse et que le sujet de ce Blog est rejoint c’est que le gouvernement actuel en préparation d’une élection, VEUT SAUVER LA FACE, en s’efforçant de devenir ce qu’il souhaite paraître : « regardez-nous, nous sommes FORTS, INTANSIGEANTS, CAPABLES !» Tout cela pour contrer élégamment les reproches qui lui sont faits, d’un gouvernement qui n’ose pas avoir UNE PAROLE cohérente avec ses soi-disant principes de transparence et de bonne gouvernance. «Éloigné de lui-même», de ce qui pourrait le rendre PLUS HUMAIN, notre gouvernement, au lieu d’ouvrir en toute simplicité et congruence, AU DIALOGUE, se réfugie dans un autoritarisme implacable ! Meilleur moyen d’éloigner et de durcir la partie adverse qui a une toute autre vision de l’autorité.

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  15. Le besoin de sauver les apparences fait faire des choses que l’on regrette souvent après. Parfois, on n’aime pas celui qui sort avec notre fille parce qu’il ne correspond pas à l’idée de ce que la société considère comme une beau jeune homme bien cultivé et plein d’argent. Donc, on détruit purement et simplement leur couple. Mais parfois, quand on se sent bien dans sa peau, quand on se sent attirant, ça nous rend plus audacieux et nous donne plus de confiance en nous. Il suffit juste de trouver l’équilibre entre ce que la société pense et ce que nous pensons.

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