AVEC OU SANS REPÈRES

La  petite histoire qui suit est présentée comme un condensé de sagesse.
Peut-on marcher droit dans la vie sans repères ?
Faut-il toujours avoir les mêmes repères ?

LE CADRAN SOLAIRE

«Un souverain oriental avait visité l’Occident. De ce voyage, il rapporta un cadran solaire pour ses sujets  qui n’avaient pas encore la notion du temps.

Cet étrange cadeau changea la vie du royaume. En regardant le cadran, les sujets apprirent rapidement à diviser la journée en heures et à subdiviser le temps. Ils devinrent ponctuels, réguliers, assidus et l’on pouvait compter sur eux. En quelques années, ils réussirent ainsi à acquérir aisance et richesse.

Quand le souverain mourut, ses bons et prospères sujets décidèrent d’ériger un monument à sa mémoire. Le cadeau solaire étant à la fois symbole de la bonté royale et source de la richesse du peuple, ils voulurent l’entourer d’un magnifique temple, surmonté d’une belle coupole dorée.

Quand la construction fut achevée, les rayons du soleil ne purent plus atteindre le cadran solaire sous la coupole.

Le mince filet d’ombre projeté par le soleil qui avait indiqué les heures aux habitants disparut en même temps que le repère d’orientation constitué par le cadran.

Quelques habitants cessèrent d’être ponctuels, certains retombèrent dans le flou d’antan, d’autres oublièrent d’être assidus. Chacun allait son chemin sans plus s’occuper de quiconque. Et tout le royaume tomba en décadence.

  • Ne sommes-nous pas en train de faire la même chose quand nous enfermons Dieu dans une espèce de musée ou quand nous en faisons un gardien de cimetière ?»

Bruno Ferrero dans «Graines de sagesse. Seul le vent le sait.» p.60

12 réponses à “AVEC OU SANS REPÈRES

  1. Je me permets d’introduire les commentaires de ce Billet sur l’importance de repères dans nos vies, en exprimant des voeux pour les Déléguées des Filles de la Sagesse qui sont à Rome présentement. Ces Déléguées sont justement en Congrès International (Chapitre général) pour nommer à nouveau NOS REPÈRES comme Congrégation au service de la Sagesse de Dieu dans notre monde …

    Chères Déléguées,

    Nous vous suivons pas à pas pendant ce Chapitre ! Quelle chance nous avons de pouvoir vous rejoindre pour vous le dire.

    Mon coeur est rempli d’espérance. Je crois que ce Chapitre sera un tremplin pour toute la Congrégation. Nous pouvons être assurées que Montfort et Marie-Louise sont au gouvernail pour nous guider vers l’avenir.

    «Élargir l’espace de notre tente» : une thématique qui présuppose que nous aimons cette Tente, la Congrégation. Une Congrégation qui est née de deux vies entièrement données dans l’amour et la foi en l’action de la Sagesse au coeur du monde et de chaque personne. Une Congrégation qui nous a fait signe un jour par l’intermédiaire de témoins crédibles … N’est-ce pas l’appel que nous recevons aujourd’hui : ÊTRE CRÉDIBLES AU COEUR D’UN MONDE QUI EST EN ATTENTE DE SAGESSE, D’AMOUR ET DE JUSTICE ! Soyez bénies chacune ! Que l’Esprit de Sagesse vous habite en plénitude ! Merci d’être de coeur en ce Chapitre, en notre nom à toutes, de tous les coins du monde.
    MERCI DE NOUS AIDER À NOMMER À NOUVEAU NOTRE GRAND REPÈRE LUMINEUX : CHRIST SAGESSE !

  2. C’est lorsque j’ai un choix important à faire, une décision importante à prendre, qu’il est bon de me situer par rapport à mes repères.
    Pour moi le repère est essentiellement une lumière sur ma route. Il peut prendre plusieurs formes : une Parole qui m’a touchée et qui demeure au fond de moi, une conviction profonde qui a pris racine en moi sous diverses influences,par exemple, l’influence d’une formation (éthique, morale, théologique, civique ou autre) qui m’a marqué positivement et m’a fait prendre des habitudes en faveur de la vie. Le repère peut même être une personne qui par sa manière d’être m’a appris comment discerner le bon choix à faire pour une vie meilleure.
    Le premier repère indispensable je le trouve certainement dans une saine connaissance de moi-même. C’est un préalable pour devenir apte à faire des choix de vie pertinents.

  3. Je reprends un extrait du témoignage précédent où « Le Guetteur » nous dit: « Pour moi le repère est essentiellement une lumière sur ma route ». Le chalet de ma famille est situé sur un rocher qui domine la rivière des Outaouais. Presque devant nous se trouve une petite île où, quand tombe le soir, s’allume un modeste phare dont la lumière guide les bâteaux à travers l’obscurité. Sa fidèle présence leur apporte certainement réconfort et sécurité.

    Au long de notre vie n’avons-nous pas rencontré des « personnes-phares » qui ont été de merveilleux repères pour nous guider dans les eaux parfois tumultueuses de notre quotidien? Leurs paroles de sagesse, simples et pertinentes, ont parfois dédramatisé une situation où l’émotivité m’empêchait de voir clairement la réalité.

    En cherchant dans le dictionnaire le mot « repère », pour mieux en creuser la signification, je suis tombée sur le verbe « repérer ». À la forme pronominale il signifie « se retrouver ». Oui, je bénis le Seigneur, et spécialement mes parents, pour toutes les personnes-phare qui, à un moment où l’autre de ma vie m’ont permis de me retrouver et de reprendre ma route avec plus de courage.

  4. L’autre jour, c’était vendredi matin dernier, à RDI weekend, Louis Lemieux qui est au pupitre des informations échangeait avec un autre journaliste au sujet de la découverte du Boson de Higgs.* Le journaliste annonçait avec beaucoup de fierté qu’une physicienne saguenéenne, Pauline Gagnon, s’est retrouvée «aux premières loges» de la traque du boson de Higgs. Il faut dire que Madame Gagnon comme physicienne, siège sur le Conseil européen pour la recherche nucléaire à Genève. À l’annonce du journaliste,Louis Lemieux affirme avec enthousiasme : «Cela veut dire que NOUS y étions ! Un morceau de NOUS était au cœur de cette découverte !»
    Cela m’a touchée. Je me suis dit, Louis Lemieux nous révèle un de ses repères : la solidarité !
    Une telle solidarité devient un repère parce qu’elle parle de fierté, d’appartenance, de participation, de partage, de fraternité et de quoi encore.

    Un repère est vrai lorsqu’il génère des attitudes créatives de vie. Comme dit Jeannette dans le commentaire précédent, il devient alors un phare qui guide, qui rassure et j’ajoute, qui inspire et humanise.
    * http://www.sagesse.ca/francais/cms/article-3767-le-boson-de-higgs-et-nous.html

  5. Comment naissent nos repères personnels ? La réflexion qui suit n’est pas celle d’un psychologue. Elle vient de quelqu’un qui a vécu, réfléchi et observé et qui est heureux d’en faire la lecture pour lui-même et de la partager.
    Il y a des repères qui naissent, je dirais, naturellement. Par mon corps et mes sens, je possède mille et un repères qui m’avertissent et m’informent ou de mon confort et de ma satisfaction ou des dangers que je cours. Ce sont des guides naturels. Mes sens sont des merveilles à ce niveau.

    Il y a des repères qui naissent de nos relations et de notre éducation à tous les niveaux. L’enfant est très dépendant de la qualité des relations dont il bénéficie et de la qualité de son éducation. Beaucoup de repères peuvent prendre racine pendant l’enfance. Malheureusement il peut aussi s’en trouver qui s’imposent alors qu’ils ne sont pas source de vie mais plutôt de dépendance.

    Il y a des repères indispensables pour une vie libre et heureuse.
    Quels sont ces repères ?
    Ceux qui nous permettent de faire les bons choix entre ce qui favorise notre vie ou ce qui lui nuit. Par exemple : ceux qui font grandir la juste estime de soi, ceux qui ouvrent à la conscience d’un Être transcendant, ceux qui nous apprennent le respect des autres … etc. !
    À mesure que la maturité s’installe, si nous voulons avancer libres et heureux dans la vie, il est très bon de connaître nos repères, de les nommer, de les consolider. Il faut prendre conscience de nos manques aussi. Pas toujours facile ! Mais rien n’est irrécupérable ou désespéré ! La vie, si on l’écoute, si on la respecte dans sa dignité et beauté, cette vie avertit, guérit et souvent, à travers des compagnons/compagnes de voyage, NOUS TEND LA MAIN.
    N’est-elle pas le grand repère ?

  6. Je suis bien d’accord avec « Le Guetteur » qui nous conseille sagement d’être à l’écoute de la Vie! Je voudrais cependant attirer votre attention sur certains repères qui font partie de notre quotidien. Vous avez sans doute deviné que je fais allusion au calendrier, à la montre, à l’agenda, à l’organigramme… À mon avis, ils sont utiles car ils permettent de mieux nous situer et mieux nous organiser au jour le jour.

    Il est vrai que nos pays occidentaux sont plus axés sur ces repères que d’autres restés plus près de la nature et qui semblent s’en passer jusqu’à un certain point. Alors, ces repères peuvent-ils devenir des contraintes si on en fait des absolus? La question est ouverte, chers Internautes.

  7. «… nous vivons dans un monde peuplé de héros d’apparat qui attisent notre admiration alors qu’ils devraient réveiller notre sens critique et notre vigilance…» Nathalie Petrowski

    Partant de ce point de vue, que je partage, se peut-il que nous soyons appelé-e-s à changer de repères sur la route de nos vies ?
    Exemple. L’ado à un moment donné va cesser d’aduler ses parents comme repère essentiel pour se tourner davantage vers sa propre personnalité avec ses forces et ses limites et dégager pour lui, de nouveaux repères. C’est énorme déjà quand il a pu s’appuyer, au départ, sur des repères parentaux (parents et éducateurs). Je dirais même que c’est grâce à cela qu’il peut dégager de nouveaux repères qui lui permettent d’aller plus loin dans sa vie. Sa liberté et son autonomie entrent en jeu. Quand les parents le comprennent, le jeune peut s’ouvrir à son avenir dans une plus grande confiance, de repères en repères.

    CERTAINS REPÈRES PEUVENT DONC ÊTRE PROVISOIRES DANS NOS VIES …
    Peut-être ne faut-il jamais sacraliser un repère. Ne jamais en faire un «absolu» comme nous dit Allegra, dans le commentaire précédent …

    Savoir quitter des repères qui nous ont guidés pour un bout de notre vie et savoir en adopter d’autres afin de nous ouvrir et d’aller plus loin ! N’est-ce pas cela évoluer ! En d’autres mots, ne pas se fermer, s’arrêter sur la route, accrochés à un repère.
    Cependant cela ne se fait pas tout seul. Il nous faut, entre autres, «éveiller notre sens critique et notre vigilance», comme dit madame Petrowski. Précieux outils qui ouvrent à cette maturité qui sait distinguer entre le «réel» et «l’apparat» ou l’apparence. Entre le vrai et le faux. Et surtout, entre ce qui favorise la vie dans son authenticité et ce qui l’étouffe. Dans une bonne souplesse intérieure, laisser la sagesse nous guider d’une étape à l’autre afin de distinguer les bons repères. Ceux qui nous garderont EN ROUTE, vivants, libres et heureux.
    Ce qui ne veut pas dire sans épreuves et sans efforts. Quitter d’anciens repères, changer nos lunettes, quitter même d’anciennes certitudes, tout cela constitue un deuil. Une fois le passage fait, la joie renaît.

    Quels sont mes repères actuellement ?

  8. Depuis un certain temps notre blog semble en « dormance ». Mais il faut dire que c’est la période des vacances! Avant de prendre les miennes, je viens vous partager ma réflexion sur certains repères qui ont un profond impact sur notre vie. Notre langue française ne manquent pas de termes à ce sujet, que ce soit « coutumes » (habitudes passées dans nos moeurs) ou « traditions » (usages transmis d’âge en âge) ou encore « us » (usage) ou tout simplement « habitudes »!

    Ces repères, depuis notre plus tendre enfance, ne font-ils pas partie de notre paysage affectif? Leur répétition lors de fêtes, de commémorations, de jubilés et d’anniversaires, consolide notre appartenance à une religion, une ethnie, une localité, une famille, une profession ou un métier.

    Du plus loin que je me souvienne nous soulignions la Fête des Rois (protecteurs de notre famille). Car, mon Père ayant eu l’heureuse idée de naître un 5 janvier, nous avions double raison de la célébrer! Et que dire de la fameuse procession du 24 juin où Saint Jean-Baptiste, patron des Canadiens-français, était représenté, par un charmant bambin aux boucles blondes accompagné d’un agnelet? Il y a aussi ce rappel émouvant des nôtres tombés sur les champs de bataille en Europe que l’on remémore chaque année le 11 novembre.

    Que de merveilleux souvenirs n’avons-nous pas engrangés lors de ces événements festifs qui rythment notre vie : ils sont notre plus belle richesse. Et je suis certaine que vous aussi, chers Internautes, pourrez contribuer par vos récits au florilège de nos traditions et coutumes.

  9. Dans nos sociétés actuelles, quantité de marchands de bonheur et quantité de «motivateurs» sont à l’œuvre. Dans les librairies, dans le rayon «spiritualité», nous trouvons une panoplie d’écrits forts variés quant à leur contenu et qui se présentent comme des guides pour nous accompagner sur la route de notre accomplissement. Hier en entrant dans la résidence où j’habite on m’a introduite aux quatre anges qui ont notre destinée en main … Et on n’a pas vérifié pas si le sujet m’intéressait. La personne voulait plutôt m’en convaincre, me le vendre tellement elle en était éblouie et certaine.

    C’est évident que l’être humain est en quête de repères. Nous voulons savoir où nous allons et comment y aller.

    Et la Parole de Dieu dans tout cela ? Nous offre-t-elle des repères ? Jésus de Nazareth qui deviendra par sa résurrection, Christ et Seigneur, est entièrement tourné vers l’être humain et son accomplissement. Il va guérir, se pencher sur les plus miséreux, écouter, enseigner et donner sa vie pour que l’être humain soit respecté et qu’il atteigne sa pleine maturité dans la joie et la paix. Il dira sur tous les tons que l’AMOUR veille sur nous et souhaite nous transformer en Lui. C’est cet Amour qui porte le nom de Père, le Père des origines, Celui qui accueille, guérit et rassemble dans l’amour, l’humanité.

    Les repères offerts par Jésus sont tous de l’ordre de cet amour : amour du Père, amour des semblables. De là découlent d’autres repères. Par exemple, tous ces moyens que l’on peut prendre pour développer notre connaissance et notre relation avec le Dieu de la Vie. Mais aussi notre relation à l’autre, notre semblable, tels le non-jugement, la compassion, la justice, la simplicité, la droiture, la confiance, la non-exclusion, l’ouverture, l’amour du pauvre … etc.

    Le grand repère donc : l’amour de notre Source, le Père et de Celui qui nous l’a révélé, Christ Sagesse et l’amour de notre semblable, de quelque état ou condition qu’il/elle soit.

  10. Sans direction, sans orientation, sans but, c’est la confusion totale à mon avis.
    Tant qu’à moi, mon énergie est dirigée vers le service auprès des plus démunis, ceux qui sont les plus vulnérables. C’est dans le service des autres par des petits gestes bien simples que je trouve la joie et l’énergie. Que je trouve un sens à ma vie. Ce sont là mes points de repères. Sans le service dans l’amour, il n’y aurait pas de sens à ma vie.
    Je suis maintenant à la croisée des chemins : ma retraite. Je me sens vide, fatiguée et je sens le besoin de m’arrêter et de refaire mes énergies.
    Un autre point de repère pour moi est l’acceptation sans jugement de ce que je vis présentement. Il y a des moments où mon mental me fait croire que je n’ai plus rien à donner, que je suis au bout du rouleau, et je doute de mes capacités. Me fait croire aussi que je n’aurai pas suffisamment d’argent pour rejoindre les deux bouts, etc, etc. Cependant ce qui m’habite et que je garde au fond de mon cœur est la certitude que le nouveau chemin qui s’offre â moi me conduira vers la mission qui m’a été donnée, celle d’aimer, de servir et ceci me vient de ma voix intérieure.
    Un autre point de repère pour moi est la certitude que tout au long de ma vie le Seigneur me conduit et me donne ce dont j’ai besoin comme il l’a toujours fait. Il est mon ami. Voilà mes points de repères intérieurs.
    Il y a aussi les valeurs et les croyances avec lesquelles j’ai grandi et qui demeurent inébranlables. Pour cela, j’ai beaucoup de gratitude envers la vie, mes parents, ma famille et les personnes qui m’ont marquée dans ma vie et qui continuent d’être des guides. J’ai aussi de la reconnaissance pour toutes les autres personnes que Dieu a mis sur mon chemin et qui ont questionné mes points de repères, qui m’ont permis de m’ouvrir et de m’enrichir au plan humain. Elles m’ont aidée à développer d’autres points de repères comme l’attention à mes pensées et l’attention aux choix que je fais au quotidien pour faire des décisions dans le sens de ce qui m’apporte la paix et la joie.
    J’ai un sentiment de gratitude pour tout ce qui m’est donné en abondance.
    Dernièrement j’ai eu l’occasion de faire beaucoup de belles retrouvailles avec des Filles de la Sagesse lors d’un séjour au camp de Villa Sagesse, St-Côme, et je rends grâce à Dieu de se donner ainsi à moi par ces rencontres. Dans ces rencontres cœur à cœur, j’ai ressenti la présence divine dans l’acceptation inconditionnelle que j’ai vécue. Ceci m’a fait un bien immense. Je me sentais acceptée sans jugement extérieur. Les éclats de rires à profusion ainsi que les énergies d’amour qui circulaient étaient comme une douce musique à mes oreilles et un baume pour mon cœur. J’ai reconnu aussi la présence divine dans la nature généreuse, vivifiante et énergisante qui se donne sans rien attendre en retour . Comme me disait une sœur : « Comment devant tant de beautés, ne pas rendre grâce au Seigneur.  » J’ai profité du lac et me suis baignée avec la même gratitude je crois que celle des becs -scies que nous avions le bonheur de voir nager chaque jour dans le calme et la fraîcheur de cette eau limpide. Ma vie,tout ce qui m’est donné, tout cela est un cadeau !

  11. Nos lecteurs et lectrices de l’extérieur du Québec me pardonneront d’introduire le sujet des élections provinciales dans ce commentaire.

    Hier soir nous avons vécu le débat des chefs à Radio Canada … Pour ma part, et c’est le cas de beaucoup de personnes, je n’ai pas de formation proprement politique. Cela veut dire que ma grille d’analyse est très partielle. Difficile évaluation d’une performance dont les «en-dessous» nous échappent pour beaucoup. Heureusement nous avons accès ce matin à plusieurs analyses professionnelles dans cyberpresse et ailleurs.

    Ceci étant dit, comment se présenter aux prochaines élections avec discernement ? L’attention à l’éclairage apporté par toute la «batterie» de la campagne est certes, indispensable. À travers cette campagne, les leaders potentiels se révèlent. Les accents des partis : fédéraliste ou souverainiste, solidaire ou de coalition se font entendre ! Au bout de la ligne, il nous faut décider quelle tendance et programme nous voulons favoriser …

    Avec repères ou sans repères ? Voici une situation où il nous faut connaître nos repères et peut-être au-delà de ceux qui nous sont suggérés par les chefs potentiels qui parlent d’économie, d’intégrité, d’identité, de développement et peu de transparence, d’éducation et de culture.

    Nous sommes dans un système démocratique. Quel parti favorisera davantage la prise de parole et le bien commun ? … Donc la juste répartition de la richesse et toutes ces conditions qui privilégient l’égalité et la dignité des personnes.
    Nous aspirons comme êtres humains à une gouvernance marquée au coin par la justice et l’amour véritable du semblable. Aller vers l’avenir, prendre tous les tournants que la culture actuelle proposent, ne signifie pas jeter par-dessous bord cette aspiration profonde.Peut-être me dira-t-on que je «respire d’idéaux» comme on a dit de Madame David hier soir!
    Pour honorer cependant cette aspiration, pour être crédibles, nos gouvernants doivent s’ouvrir au cœur même de la démocratie à une gouvernance qui suscite non pas l’opposition mais la collaboration des partis adverses. Une vision commune, commandée par le respect de l’être humain devient indispensable.

    Quel rêve n’est-ce pas ?

    «I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed : We hold these truths to be self-evident : that all men are created equal.» (Martin Luther King)

  12. Pour clore ce thème du Blog, lisons ce petit texte de Stéphane Laporte qui nous donne un bon repère pour être heureux en automne: être lumière pour les autres !

    «Des fois, l’été part en août, souvent à la fête du Travail. Cette année, la belle saison est restée jusqu’au bout. Jusqu’à la dernière minute. Merci, l’été, c’est très apprécié.

    L’automne arrive aujourd’hui à 14h49.

    Selon les météorologues, nous aurons un automne chaud, avec peu de pluie. Mais il faut dire que les mêmes météorologues nous avaient prédit un été pluvieux. Heureusement pour nous, ils se sont trompés. Espérons qu’ils ne se trompent pas tout le temps.

    Une chose est sûre, le soleil se couchera tôt et se lèvera tard. Il faudra apprendre à être heureux sans lui durant de grands moments de la journée. Il faudra apprendre à vivre dans la pénombre.

    C’est à chacun de nous d’éclairer les autres au lieu de s’éclairer soi-même. Quand on a une lampe de poche dans les mains, si on veut avancer, il faut éclairer le chemin, pas notre visage.

    Et c’est pour ça que le soleil nous rend si heureux, parce qu’il luit pour tout le monde. Faisons comme lui.»

    Sortez vos parapluies colorés.

    Joyeux automne, tout le monde!

    tiré de Cyberpresse le 22 septembre 2012
    http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/201209/22/01-4576565-merci-lete.php

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