LA RELIGION : À LA MAISON !

Lucille Deschênes

L’autre jour en descendant à la station de métro, j’aperçus une dame qui se tenait discrètement dans une encoignure en présentant aux  passants, ce qui m’a paru, une brochure. Parvenue vis-à-vis d’elle, j’ai dû dévier de ma trajectoire parce qu’une autre dame qui me précédait s’est dirigée directement vers celle qui tendait le document. Et j’entendis : «MADAME, LA RELIGION : À LA MAISON !»  En autant que j’ai pu entendre, aucun échange ne s’en est suivi.

Dommage non ?  La femme qui distribuait le document était fort discrète. Était-elle connue de l’autre ? Il y a en effet des «abonné-e-s» dans les endroits publics pour différents motifs. Il y des musiciens, des chanteurs …  Ceux-là  —  c’est habituellement des hommes — sont autorisés. On finit par les reconnaître et leur présence est tolérée et même, elle tempère la tension qui électrifie le pas des voyageurs vers le wagon de métro. Mais là, il ne s’agissait pas de musique mais de publicité «religieuse». L’affirmation catégorique: «LA RELIGION : À LA MAISON»,  disait  en d’autres mots : «Vous outrepassez vos droits, la religion est une affaire privée. C’est  offensant de vous voir ici, faire cette promotion !» Il aurait été intéressant d’entendre la discussion qui aurait pu s’en suivre, ne trouvez-vous pas ?

La religion est une affaire privée …  Qu’y a-t-il sous cette affirmation ?

«Bien sûr», la religion et la foi sont avant tout, des quêtes personnelles. Elles portent des valeurs qu’on nourrit intérieurement, souvent dans le retrait et le silence intérieurs. «Mais» elles sont aussi des réalités communautaires. Le christianisme est une religion qui rassemble. Le Christ a proposé un évangile pour la transformation du monde au profit de la personne humaine et de sa vie en société.» (Denis Gagnon, op, Spiritualité 2000)

Chers Internautes, si nous prolongions cette réflexion …

12 réponses à “LA RELIGION : À LA MAISON !

  1. La religion est une affaire privée… Qu’y a-t-il sous cette affirmation? Lucille soulève ici une question bien actuelle dans notre société qui se veut laïque! Pour ma part, je crois qu’exprimer sa foi aux autres peut être source d’enrichissement. Il ne s’agit pas d’imposer sa religion mais tout simplement de dire au besoin qui on est.

    Mon identité je l’ai révélée pendant 14 ans en Iran en portant une discrète croix. Je me souviens que, dans un taxi public, un jeune Iranien m’a demandé: « Pourquoi portez-vous l’instrument du supplice de votre Prophète. Nous ne portons pas le sabre qui a tué Ali (gendre de Mahomet) ». J’ai pris un court moment de réflexion avant de lui répondre car je me sentais interpellée en profondeur: « C’est pour ne pas oublier à quel point Il nous a aimés ». Dire ce qui nous fait vivre n’est pas un manque de respect de l’autre, loin de là, car il peut s’en suivre de beaux échanges.

    Il n’y a pas qu’un signe religieux qui soit révélateur de notre identité mais aussi notre comportement. J’en ai pour preuve ce témoignage d’un itinérant, vendeur de la revue « Itinéraire » au métro Côte-des-Neiges à Montréal. Je le rencontrais parfois en revenant de notre bibliothèque de quartier et je m’arrêtais pour lui dire quelques mots. Un jour, il m’a demandé si j’étais religieuse. Et il m’a raconté que cette question il l’avait posée à une autre personne qui l’a interrogé: « À quoi voyez-vous cela? ». Il lui a confié nous reconnaître dans la foule pressée et parfois stressée « à la paix qu’il y avait dans notre regard ». Après une pause il m’a fait cette réflexion : « C’est peut-être parce que vous priez tous les jours ».

    Chers Internautes, je vous laisse la parole car vous avez sans doute vous aussi de belles expériences à partager.

  2. «Dieu réunit ceux qui s’aiment» … chantait Édith Piaf dans une de ses chansons les plus chantées au monde, encore aujourd’hui. Or, dans une école, pour étudier ce texte à l’occasion de la Saint- Valentin, on décide de supprimer le dernier vers du texte parce qu’il contient le mot «Dieu» … «La religion … appartient au cours d’éthique religieuse», dit-on !
    Si je prononce le nom de Dieu, il me faut changer de lieu ?? Que se passe-t-il dans notre tête et dans notre cœur d’humains pour être rendus là. Prononcer le nom de Dieu signifie que je pratique une religion ? Si je le prononce hors d’une appartenance religieuse, n’est-ce pas plutôt manifester d’une certaine culture, d’une connaissance au sujet d’une religion qui a marqué et marque encore l’histoire de l’humanité ? Ne pas le prononcer ou éviter de le prononcer par un soi-disant principe, ne manifesterait-il pas plutôt de l’ignorance ou un fanatisme ? Le professeur qui s’est permis de censurer le chant de Piaf s’est cru investi du devoir de protéger ses étudiants ou lieu de leur ouvrir un volet de notre histoire … Étrange interprétation de «l’accommodement raisonnable» !
    Piaf, on le sait, a souffert terriblement … «L’Hymne à l’Amour» manifeste la grande liberté de cette femme qui croyait que sans amour notre monde se dessèche et que nous avons besoin de reconnaître que nous ne sommes pas la SOURCE de cet amour qui fait vivre. Pour les chrétiens, il porte le nom de Dieu, comme d’autres noms, selon la religion à laquelle nous choisissons d’appartenir.

  3. Oui, cette décision d’un professeur a suscité bien des réactions. Une consoeur de mon entourage a fait, non sans humour, cette réflexion: « Faudra t-il s’empêcher de nous exclamer ‘Mon Dieu’ comme cela nous arrive parfois? » Et, pour continuer dans la même veine, je vous cite Stéphane Laporte chroniqueur à ‘La Presse’ dont les textes sont pleins de finesse et de pertinence. Il mentionne qu’on devrait alors éliminer certaines contines qui ont bercé notre enfance. Tout d’abord ‘Au clair de la lune » car le premier couplet se termine par « Ouvre-moi ta porte pour l’amour de DIEU ». Il réfère aussi au fameux « Frère Jacques » qui oublie de sonner les matines (donc un moine).

    Je me souviens, lors du visionnement à la télévision de l’attaque des tours jumelles à New York avoir entendu, lors de l’arrivée du 2e avion, la voix d’un spectateur horrifié s’écrier: « Oh! My God »! Doit-on sous prétexte de respect des allégeances d’autrui museler jusqu’à nos réactions instinctives?
    J’ai lu dernièrement que Joseph Staline avait fait dynamiter à Moscou la cathédrale Saint-Basile, un chef d’oeuvre de la religion orthodoxe, pour y ériger un monument à la gloire du régime. Monument qui n’a jamais été construit. Et maintenant que le régime s’est effondré l’église a été rebâtie dans toute sa splendeur grâce à des photographies.
    Chers Internautes, à votre tour maintenant de nous apporter vos réactions face à certaines exigences.

  4. En lisant le commentaire de Jeannette Roy, je me suis souvenue d’un dame rencontrée lors d’un séjour à l’hôpital. Elle aussi avait perçu que j’étais religieuse même si elle m’avouait n’avoir jamais adhéré à aucune religion. Alors elle me racconta une expérience qui avait profondément marqué sa vie alors qu’elle n’était qu’une toute petite fille. Voici ce qu’elle me dit : « C’était l’été et je jouais tous les jours dans le jadin de mes parents. De cet endoit je pouvais voir le domaine du monastère voisin de chez-nous. Tous les jours je voyais une religieuse assise avec un gros livre sur ses genoux mais elle ne liasit pas. Elle restait immobile pendant des heures!!! Fascinée par ce spectacle que je ne comprenais pas je la regardais en me demandant ce qu’elle pouvait bien faire là. Alors cette personne m’a regardé et oh, je me suis sentie enveloppée par un Amour incroyable! l’Amour de Dieu sana doute. Je n’ai jamais pu l’oublier. On ne sais jamais le rayonnement que Dieu donne à ses intimes, afin de rejoindre ceux qu’Il désire n’est-ce pas?

  5. On peut regretter que les institutions mises en place pour permettre à des personnes de se rassembler sous un étendard de valeurs, de se reconnaître et de s’entraider, deviennent souvent au contraire des lieux de compétition, de comparaison et souvent même de domination, à l’interne comme à l’externe. Qu’on pense aux partis politiques d’un gouvernement soi-disant démocratique … L’idéal visé ne serait-il pas plutôt d’apprendre à vivre avec nos différences, de s’en faire une force par la complémentarité qu’elles apportent … Pour ce faire, le but poursuivi ne peut être que le bien commun. Quelle ascèse, pour ainsi dire évangélique !
    L’institution-Église catholique n’a jamais été exempte de telles luttes intestines de pouvoir et d’exclusivité. Tout le monde le sait. L’être humain, quel que soit son statut ou sa fonction, est toujours susceptible de dominer et d’imposer ses lois ! D’ailleurs il faut reconnaître que si le peuple d’ici regimbe volontiers contre un certain pouvoir dominateur de l’institution église, de quelque ordre qu’il soit, parfois très subtil, c’est qu’il en a un mauvais souvenir et qu’il craint énormément de retomber sous la maîtrise d’une loi qui jugeait et condamnait sans aucun souci pour le respect du libre arbitre et de la dignité des personnes. On ne veut plus rien savoir de ce contrôle incroyable que s’étaient alléguer les autorités ecclésiastiques ! Le commentaire :«La religion, à la maison !» peut ainsi s’expliquer. Peur, mise-en-garde, etc. «On a souvent jeté le bébé avec l’eau du bain !», me direz-vous. Cependant, comment voulons-nous que des personnes qui ont souffert d’un tel manque de respect et qui ont pris des distances par rapport à l’église, y reviennent sans l’aide appropriée afin de retrouver la confiance nécessaire pour un tel retour. Je crois que l’église a des grands pas et de grands changements à faire pour redevenir crédible auprès de toutes les personnes blessées. Pauvre Jésus Christ, suis-je tenté de dire, même si je sais qu’Il a tout son temps et qui n’est pas le nôtre !

  6. La religion…à la maison!
    Je relis cette phrase et il me semble entendre des personnes poursuivre peut-être ainsi: » je ne veux pas que votre religion me dérange, m’interpelle, ou déterre la brindille de foi que j’ai réussi à enfouir au fond de moi. »
    « Je ne veux surtout pas que vous ameniez mon enfant à me poser des questions auxquelles je n’ai pas le goût de répondre! Et encore moins qu’on m’incite à me situer dans une religion…à choisir…à décider! Non, la religion…à la maison, la vôtre, où je ne suis pas obligé d’entrer! »
    En lisant cette phrase, me reviennent aussi des paroles si souvent entendues: « Ma religion, c’est entre Lui et moi…je n’ai besoin de personne pour me dire quoi faire! « Moi, je règle mes affaires directement avec Lui en haut! » et combien d’autres du même genre.
    Ça me rappelle un commentaire entendu récemment à l’émission Parole et Vie, « pour certaines personnes devant le mot religion, y’a pas de son et pas d’image!!! »
    Et on n’en veut peut-être pas non plus, même quand on cherche un sens à sa vie, puisqu’une religion, fait entrer « en relation ». Ne serait-ce pas une des grandes difficultés d’aujour’hui?

    Qui sait?

    Thérèse

  7. «La religion … à la maison»! Considérant les populations actuelles qui sont très pluralistes, peut-être a-t-on raison. Surtout, si on entend par religion toutes ces manifestations extérieures faites en public. Cela peut gêner. Cela peut devenir une propagande intempestive. Il m’arrive par ailleurs d’admirer les Témoins de Jéhovah qui continuent, malgré les rebuffades qu’ils reçoivent, à circuler librement pour essayer de transmettre ce qu’ils jugent indispensable au bonheur humain. Lorsqu’ils/elles sonnent à ma porte, il m’arrive d’être impatiente. Cependant lorsque j’ai le temps de me ressaisir, j’essaie de dire calmement que j’ai le privilège de connaître la Bible et je les remercie. C’est rare qu’ils se représentent … Ils/elles ne sont pas contagieux ! Rien ne m’oblige pour autant à devenir Témoins de Jéhovah !

    En regardant la photo qui illustrent le Billet du Blog, je me dis que de la propagande, nous en avons de toutes sortes et en abondance. On peut même déplorer entre autres et avec raison, le gaspillage de papier qui s’en suit ! Et que dire de la publicité «malade» qui alimentent notre télévision et qui nous assomment souvent par son ineptie. Donc on est très tolérant dans ces circonstances, même s’il nous arrive de grogner dans notre salon …

    Honnêtement, vous serez d’accord avec moi, une publicité «religieuse» accompagnée de gestes et de démonstrations diverses, présente un inconfort différent. Sans doute parce qu’on pénètre à ce moment-là dans un domaine qui concerne notre for interne … Opter pour une religion implique fortement notre liberté, implique un choix personnel qui devrait rejaillir sur notre vie. D’ailleurs, opter pour une religion est précédé par une adhésion dans la FOI. IL FAUT CROIRE POUR ADHÉRER À UNE RELIGION ou tout au moins s’être mis en route pour croire, pour connaître, accepter et adopter jusque dans nos mœurs, ce qui a inspiré cette religion. Pour nous, chrétiens et chrétiennes, croire veut dire une connaissance suffisante des fondements de notre religion, de son enseignement mais je dirais surtout, un attachement à Christ Jésus, notre chef de file ! Je reviendrai ….

  8. La religion à la maison? Cela veut-il dire que je dois y laisser les valeurs sur lesquelles elle se base? Et si les diverses religions prenaient davantage conscience de ce qu’elles ont en commun n’y aurait-il pas moins d’intolérance et plus de compréhension?

    Cet après-midi, je me suis livrée à une recherche des valeurs sur lesquelles sont basées diverses religions qui existent dans le monde. L’ancienne religion d’Iran, le Zoroastrisme a pour devise: « La pureté dans la pensée, la parole et les actes ». C’est pourquoi ses adeptes y exerçaient souvent les fonctions de médecins et de juges de paix. Et que dire du judaïsme d’où originent ces merveilleuses prières que sont les psaumes. On y prône la sainteté de la vie, la justice, l’égalité, la bonté et la responsabilité sociale. L’islam, quant à lui, est basé sur cinq piliers: la profession de foi en un Dieu unique, la prière quotidienne, l’aumône, le jeûne et le pèlerinage au lieu saint.

    Les religions orientales nous offrent aussi l’exemple de belles valeurs. Le confucianisme met l’accent sur l’harmonie avec soi-même, les autres et la nature. Le shintoisme a pour fondement le caractère sacré de la nature et de la vie. L’hindouisme, lui, nous parle de respect des ancêtres et de sa propre culture, de responsabilité individuelle et de tolérance envers autrui.

    Apprécier les valeurs que nous partageons avec les autres religions n’est-ce pas là une belle possibilité de dialogue et d’enrichissement?

  9. La religion à la maison? En cette « Journée de la Femme » je voudrais souligner le rôle que nos Mères ont joué en nous inculquant au foyer ce qu’étaient les valeurs du christianisme.

    N’est-ce pas elles qui, entre autres, nous ont enseigné à prier, à pardonner, à aimer? Quand je pense à la mienne je me souviens de sa prière simple et confiante devant les difficultés de la vie. Je me rappelle qu’un jour,où j’avais été humiliée à l’école, elle m’avait aidée à surmonter mon chagrin en disant: « Prends la devise des Zouaves: ‘Aime Dieu et vas ton chemin' ». Durant ma vie, son conseil m’est revenu à l’esprit (je devrais dire au coeur) lors de certaines difficultés.

    Oui, la religion commence à la maison. Nous y avons été marqués par les exemples de charité et de bonté que nous ont donnés nos parents. Car il ne faut pas oublier non plus ceux de nos pères: je me rappelle la serviabilité, la droiture et le sens de la justice du mien.

    J’ai lu il y a déjà longtemps une phrase qui m’a marquée: « Votre vie sera peut-être la seule page d’Évangile que certains liront ». Puisse le monde, grâce à l’éducation reçue de nos parents, découvrir la merveilleuse page des « Béatitudes » en lisant la nôtre!

  10. La réflexion suivante, commentaire de : «Votre Père qui voit dans le secret, vous le rendra», peut nous permettre justement de mettre en perspective notre regard sur cette question de «LA RELIGION À LA MAISON !» Comment composer avec la question de la DISCRÉTION en matière religieuse, N’EST PEUT-ÊTRE PAS LA PREMIÈRE QUESTION …

    «Jésus met notre existence en perspective.

    • Dieu est notre Père, il y a donc du divin en nous
    • Dieu est « celui qui est dans les cieux », nous ne sommes pas Dieu, et il a encore à nous apporter.
    • Les autres aussi sont enfants de Dieu, en eux aussi, il y a quelque chose de divin. Ce n’est pas contre eux, mais avec eux que nous sommes avec Dieu.
    Là encore, il est bon de tenir un équilibre entre chaque terme, en ne méprisant ni la merveille que nous sommes, ni celle qu’est Dieu, ni celle qu’est notre frère.
    Nous savons comme il est tentant de se prendre soi-même comme le nombril du monde, ramenant tout à soi, ou désespéré de la vie quand elle ne ressemble pas à ce que nous voudrions qu’elle soit. Prier Dieu comme un Père qui nous aime et qui est au-dessus de nous est une vraie libération, c’est même plus que cela, c’est une naissance.
    Nous savons comme il est tentant de vivre dans le seul monde des idées où tout est pur et sans bassesse. Prier Dieu comme étant le Père de Jésus-Christ nous renvoie à ce monde que Dieu aime et qui a besoin de personnes comme le Christ pour tenter de faire avancer les choses en annonçant et en soignant les gens, en touchant la lèpre des lépreux, en annonçant l’Évangile aux brigands et aux gens bien comme il faut, aux trop religieux et à ceux qui ne le sont pas assez…
    Nous savons aussi comme il est tentant de penser que l’humanité pourrait s’en sortir par son seul génie. Ah que cet orgueil est source de folies… En priant Dieu comme Père nous découvrons cette autre dimension de la vie, du mouvement et de l’être, une dimension qui nous met enfin debout : les pieds sur terre, la tête au ciel avec Dieu, et les mains entre les deux, pour servir nos frères et sœurs et pour saisir la main qu’ils nous tendent pour nous secourir.» (Du Site «Oratoire du Louvre, Pasteur Marc Pernot)
    Merci au Pasteur Pernot pour cette magnifique synthèse de l’ÊTRE chrétien ! Que de chinoiseries de comportement tomberaient si nous simplifiions nos vies !

  11. Je viens de lire l’article de Foglia dans Cyberpresse sur la stupidité que certaines religions entretiennent – notamment dans leur relation aux animaux, dont leur exécution.
    Je voudrais bien dire : «ce genre de religion à la maison» ! Mais je ne suis pas plus d’accord à la maison qu’à l’abattoir … Je suis surprise que le mouvement écologique qui nous a éveillés au respect de la nature et de ses habitants, qui nous a fait fait prendre conscience du lien sacré qui nous unis : humains et tout ce qui bouge, qui est VIVANT …. je suis surprise que cela ne remet pas en question ici et maintenant NOTRE MANIÈRE DE TRAITER LES ANIMAUX. Nous avons tant de leçons à apprendre de leur part ! Je suis horrifiée par les rituels cruels, violents et insensés qui entourent leur exécution.
    Quoi comprendre ?
    Celui d’où jaillit la VIE ne pas certainement pas être d’accord avec ces comportements. Je le vois plutôt froncer du sourcil se demandant ce qui est arrivé à l’être sensément le plus conscient et intelligent de sa création. Merci monsieur Foglia de votre réclamation pour un peu de coeur et d’intelligence !

  12. «ÊTRE CHRÉTIEN» n’est pas d’abord pratiquer une religion
    Comme nous sommes des êtres incarnés nous avons besoin bien sûr de nous «organiser» pour nous soutenir, de nous rassembler,de vivre ensemble notre relation à Dieu,de nous reconnaître comme des êtres branchés à une même Source, comme frères et soeurs d’une même Famille …
    Cependant l’organisation, tout le support plus «institutionnel» ne peut pas être l’objectif premier de notre être comme croyant-e-s, de notre être comme chrétien-n-es catholiques.
    L’objectif de mon appartenance à Christ Jésus est ni plus ni moins de devenir semblable à Lui. C’est d’entrer dans son esprit, d’adopter sa vision sur le monde, sur mes semblables, d’entrer dasn son grand projet de rassembler l’humanité dans l’Amour.
    À quoi serons-nous reconnu-e-s comme disciple de Jésus, si ce n’est à l’amour que nous avons les un-e-s pour les autres ! À notre décision ferme de dénoncer les injustices, le manque de respect pour l’être humain de toute condition ainsi que tout le créé. De dénoncer tout ce qui replie l’être humain sur son nombril au lieu d’en faire une révélation de l’Amour qui transforme.
    Probablement qu’à cette condition, l’humanité aura de moins en moins besoin de se cacher derrière des structures, pour dire sa FOI en un Être supérieur, qui N’EST QU’AMOUR ! La religion pourra être à la maison, hors de la maison parce qu’elle aura été simplifiée, elle se sera humanisée, elle unira au lieu de diviser.

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